Durant la COP21, il a été prévu que le satellite Merlin sera mis sur orbite en 2020 afin de connaître le taux de méthane dans l’atmosphère. Pour sa part, la France veut lancer son projet MicroCarb qui analysera le niveau de CO2 dans l’atmosphère.

Les agences spatiales ont eu un succès durant la COP21. En effet, le CNES et DLR viennent de confirmer qu’ils allaient lancer le satellite Merlin en 2020 pour déterminer la concentration de méthane se trouvant dans l’atmosphère. Derrière le CO2, le méthane est un puissant gaz à effet de serre. Une forte quantité dans l’atmosphère favoriserait énormément le réchauffement climatique. Selon les affirmations du CNES, 1 tonne de méthane produirait le même effet que 25 tonnes de CO2 sur 100 ans. Merlin aura comme objectif de quantifier et de repérer les principales sources d’émission de méthane.

Ce genre de satellite est totalement différent des précédents modèles de satellites climatiques. Ces derniers (satellite d’altimétrie ou satellite météorologique) s’occupent de mesurer globalement la hausse de température ou l’élévation du niveau des océans. Pour sa part Merlin va prendre des mesures sur une partie déterminée du globe. D’après le président du CNES, ce satellite permettra de savoir les régions les plus polluantes.

 

Un projet à 175 millions d’euros

Merlin comprendra un LIDAR. Il s’agit d’un matériel pouvant faire des tirs laser en direction de la terre. C’est à partir du signal réfléchi qu’il sera possible de connaître le taux de méthane dans la partie de l’atmosphère à vérifier. L’Allemagne va concevoir le LIDAR et la France va s’occuper de l’assemblage du satellite et de la conception des infrastructures terrestres permettant à recueillir et traiter les données. Le satellite sera conçu par Airbus Defense&Space. La réalisation de ce projet nécessitera 175 millions d’euros.

Durant la conférence, la ministre de l’Écologie a aussi évoqué le lancement d’un autre projet de satellite dénommé MicroCarb. Mis en orbite en 2020, son rôle est de cartographier les principales sources de CO2. Mais ce projet dirigé par le CNES est spécialement à l’initiative de la France. Un appel d’offres sera proposé afin de choisir le prestataire qui se chargera de mettre en œuvre ce projet. Le coût de ce projet n’est pas encore communiqué, mais on pense que ce sera moins important que celui de Merlin.