Chaque année nous générons chacun d’entre nous, environ 1 kilogramme de déchets quotidiennement. À l’échelle de la France, nous produisons alors près de 22 millions de tonnes, soit près de 2 500 fois le poids de la Tour Eiffel par an ! Si nous pensons à trier nos déchets afin d’en valoriser une bonne partie, d’autres se lancent dans l’aventure du « zéro déchets ». Dans tous les cas, consommer de manière responsable et saine, allonger la durée de vie des objets, fabriquer ses propres produits deviennent des gestes qui font maintenant partie de notre quotidien. Et, parmi toutes les initiatives existantes, il en est une qui prend de plus en plus d’ampleur : le fait d’adopter une poule. Aussi surprenant que cela puisse paraître, adopter une poule comme on adopterait un chien par exemple est devenu populaire. Gros plan sur les raisons d’un tel succès. 

Une poule pour réduire les déchets

Si l’on fait un gros plan sur la composition de notre poubelle, on constate alors que le tiers est composé de matières organiques. Épluchures de légumes, feuilles mortes, restes de repas notamment, autant de déchets qui peuvent être valorisés aisément. Si le compostage, le lombricompostage en l’occurrence sont des pratiques qui existent depuis bien longtemps pour valoriser et transformer en engrais ces déchets ; ces dernières années, la poule est devenue un allié de taille. Et pour cause, notre cher volatile peut consommer jusqu’à 150 kilogrammes de déchets par an ! Il suffit pour cela d’avoir un minimum d’espace pour qu’elle puisse évoluer librement, d’un espace à l’abri du vent et des intempéries, de bien la nourrir et surtout, de lui porter les soins et l’entretien indispensable à son bien-être. Le site magalli.fr est la référence en la matière pour réunir toutes les conditions favorables à l'adoption d'une poule. 

Une poule comme auxiliaire de choix 

Outre le fait de réduire le volume de notre poubelle, la poule lutte activement contre les nuisibles au jardin. En effet, elle dévore des limaces, des vers, des escargots, des fruits et des légumes pourris contenant des œufs et larves de parasites notamment. Elle réduit de par sa présence la prolifération des animaux qui ravagent alors les cultures. L’occasion de ne pas recourir aux produits phytosanitaires ou d’employer des subterfuges naturels pour les éliminer du jardin. Nos chers volatils sont également très précieux pour faire fuir d’autres nuisibles à l’image des serpents.  

Une poule pour jardiner sans mal

En parallèle, la poule évite la prolifération des mauvaises herbes. En grattant la couche superficielle du sol pour manger des brins d’herbe, elle limite l’envahissement des mauvaises herbes. Ce geste peut paraître anodin, mais il favorise également la décomposition des végétaux évitant le développement de champignons et participe à l’équilibre naturel du sol. En outre, ses excréments sont précieux. Disséminées dans le jardin, ses déjections sont des fertilisants de choix. De quoi amender le potager, mais aussi les espaces végétalisés du jardin. Pour autant, il convient au préalable de les composter, car elles sont riches en azote, ce qui peut brûler les racines et radicelles des plantes. La paille souillée et les plumes peuvent quant à eux être réutilisés pour pailler ou mulcher les plantes. 

Une poule pour une gourmandise sans frontières

Cet animal rustique docile, permet de réduire ses déchets, d’aménager, de cultiver les jardins de manière durable et autonome, mais c’est aussi un allié pour tous les gourmands. À l’heure où le manger sain est devenu le leitmotiv de notre société de consommation, la poule permet d’allier le plaisir de manger de manière gourmande et saine. Une poule pond normalement 200 œufs par an. Les poules rousses, ardennaises et alsaciennes sont d’ailleurs réputées pour être de véritables poules pondeuses. Mais attention, la poule supporte mal la solitude, mieux vaut donc prévoir une adoption multiple. Des œufs frais de qualité, issus d’une poule élevée en plein air, pour confectionner des mets qui émoustillent les papilles. Et, pour surprendre les convives, pourquoi ne pas adopter l’Araucana, une poule originaire du Chili qui pond des œufs à la coquille étonnamment bleu-vert.