Les producteurs de pommes ne cessent de subir les critiques de Greenpeace.

Le sujet n’est pas nouveau ! Mais l’étude publiée par Greenpeace le 16 juin a affecté davantage le secteur agricole. Selon ce rapport, les pommiers en Europe, surtout en France, sont infectés par les pesticides. Greenpeace pointe d’ailleurs du doigt cette ‘catastrophe’ écologique qui peut provoquer des risques pour la santé et l’environnement. L’organisme insiste donc sur le fait que les producteurs doivent choisir d’autres options plus écologiques. De leur côté, les producteurs affirment qu’ils respectent la limite en termes d’utilisation de pesticides. Ils ajoutent que si plus d’un millier de substances étaient utilisées il y a 20 ans, actuellement, ils n’utilisent plus que 200. Et là encore, ce sont uniquement les pommiers qui ont besoin d’être traités qui reçoivent un traitement, martèlent-ils.

 

Le bio gagne du terrain

La Chambre de l’Agriculture ne cesse d’étudier l’option bio qui vise à mieux respecter l’environnement. Jean-François Larrieu, conseiller en arboriculture bio, affirme que la filière bio fait l’objet de plusieurs études depuis déjà 17 ans. Le bio implique de nombreuses contraintes comme le respect du sol, la non-utilisation de substances chimiques ou encore la rotation des cultures. De telles contraintes ne permettent pas d’avoir un rendement élevé et nécessite aussi des coûts de main-d’œuvre très importants puisque la culture exige plusieurs interventions. Le plus inquiétant est notamment que l’offre ne correspond pas encore à la demande. Si en Europe du Nord, le bio représente 10% du marché, en France l’objectif est d’attendre 6%. Il faut donc inciter le consommateur à modifier son comportement.

 

Le bio, encore un produit haut de gamme

La pomme bio est encore un produit haut de gamme en raison de sa qualité. Et à cause de cette qualité, le prix est assez élevé. D’après une étude, la pomme bio est fortement concurrencée par la pomme IGP et qu’il n’y a que 4% des consommateurs qui sont prêts à en consommer. Si une pomme coûte 2 euros le kilo, une pomme bio coûte jusqu’à 6 euros.

 

5000 tonnes produites

En Tarn-et-Garonne, on arrive désormais à produire 5000 tonnes de pommes par an, soit presque 2 fois plus que l’année dernière. Cela traduit notamment l’envie des consommateurs à manger plus sainement et à préserver l’environnement.